Aller au contenu
Ouvrir le menu

Article

Des convocations sans drame : une méthode qui survit au vendredi soir

Qui joue, qui reste et comment on le dit : un processus simple pour boucler la convocation sans messages à onze heures du soir ni parents à la porte du vestiaire.

2 min de lecture
  • #convocations
  • #jour de match
  • #communication
Une feuille de convocation écrite à la main, posée sur une caisse de matériel au bord du terrain, avec une clé et un sifflet à côté
Image générée pour My Team Manager

La convocation est la décision la plus visible qu’un éducateur de jeunes prend chaque semaine. L’entraînement, la tactique et le travail en coulisses restent entre quatre murs ; la liste du samedi est publique, et elle est lue par vingt joueurs et quarante parents.

Et pourtant, dans la plupart des catégories, elle se boucle comme ceci : vendredi soir, sur le canapé, en remontant le groupe WhatsApp pour essayer de se rappeler qui a manqué l’entraînement du mercredi.

Le problème n’est pas de choisir, c’est de se souvenir

Le choix lui-même est la partie facile : n’importe quel éducateur sait qui travaille bien. Ce qui lâche, c’est la mémoire administrative. Qui a rendu le certificat médical ? Qui est puni par l’école ? Qui avait prévenu qu’il allait à l’anniversaire de sa grand-mère ? Cette information existe, mais elle est éparpillée entre des conversations, des bouts de papier et votre tête.

La méthode qui suit ne décide pas à votre place. Elle garantit seulement que, le vendredi, vous avez tout sous les yeux.

Lundi : l’état de l’effectif

Après le premier entraînement de la semaine, cinq minutes : qui s’est entraîné, qui manquait, qui s’est plaint de quelque chose. Il ne s’agit pas de sanctionner les absences. Il s’agit qu’en fin de semaine la conversation porte sur des faits et non sur des impressions.

Mercredi : la présélection

En milieu de semaine, on sait déjà presque tout : blessures confirmées, indisponibilités annoncées, suspensions. Faites la présélection avec deux joueurs de plus que ceux qui partiront. Ne la publiez pas : elle est à vous. Elle sert à voir ce qui reste en suspens et à relancer ceux qui n’ont pas répondu.

Vendredi : boucler et annoncer

Le travail du lundi et du mercredi étant fait, boucler revient à rayer deux noms. La communication est l’endroit où naissent la plupart des drames, et la règle est unique : celui qui reste dehors l’apprend en premier et sait pourquoi. Un message direct de deux lignes évite quatre-vingt-dix pour cent des conversations difficiles du samedi.

La liste publique sort ensuite, toujours au même format et au même endroit : heure de rendez-vous, lieu, tenue, et les noms par ordre alphabétique. Par ordre alphabétique, et non par importance, parce que chez les jeunes, la liste n’est pas une hiérarchie.

Ce qu’il en reste à la fin de la saison

Si ce relevé vit dans un carnet, il meurt en juin. S’il vit dans un système, à la fin de la saison vous avez la carte complète : combien de convocations chaque joueur a eues, qui n’a jamais manqué un entraînement, qui a toujours été disponible. C’est avec cela que se font les entretiens de fin de saison, et les décisions de la suivante.

Partager WhatsApp E-mail